C’est Cioran sur les planches, en robe bleue, puissante, fragile et désirable. Aujourd’hui tout le monde l’aime ; on lui reprochera demain sa lucidité. On ne lui pardonnera pas de serrer d’aussi près la condition de l’homme, de convoquer des rires irrépressibles en rappelant implacablement sa solitude et sa finitude. Les petits rigolos de service et les woki-comiques n’ont qu’à bien (mieux) se tenir. C’est de l’humour à coups de marteau et une certaine idée de la grande santé.
Avec elle rions aussi en attendant la mort.
Bonnes fêtes à tous.
Blanche Gardin
Crayon, 20 cm x 15 cm, Décembre 2021
Je partage votre point de vue. Elle décape !
Cioran sur les planches est une fabuleuse définition.
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Chère Célestine, il est rare que nos points de vue divergent (et dix verges c’est beaucoup disait Desproges). J’ai connu, petit, le passage des Fernand Raynaud, Jacques Bodouin ou Roger Nicolas à Coluche et au génial Desproges. Le saut qualitatif, de ses prédécesseurs à elle, est aussi fort. Son humour semble répondre à une nécessité intérieure quand les autres font simplement, parfois avec talent, tourner la machine. Profitons de cet humeur ravageur et authentiquement insolent. L’histoire, pas marrante, montre que la fortune fait peu de cas des drôles. Elle les plie parfois par inadvertance sous des camions ou les donne à manger au crabe. Déjà Blanche parle d’un fichu papillomavirus et déjà elle tente de nous faire rire avec. Bonne nuit chère Célestine, au plaisir…
C’est vrai ça…c’est sans doute parce que les drôles cachent leur désespérance et leur mal au bide sous des grimaces de clown.
Putain de camion, putain de virus, putain de cancer.
Oh mince, j’espère qu’elle ne va pas nous claquer dans les doigts, Blanche.
Allez, c’est notre souhait commun.
Belle année, cher vous.
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