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Redites-moi des choses tendres… Roman

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Hier c’était le service de presse au Rocher

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Le 6 septembre 2017, aux Éditions du Rocher, paraîtra Redites-moi des choses tendres, mon premier roman (après mon recueil de nouvelles Glaces sans tain au Dilettante)

Voici la quatrième de couverture :

C’est l’histoire d’un couple qui se sépare, d’une famille qui explose. Il y a un homme veule et une femme digne, des éperdus et des chairs à plaisir, des enfants manipulateurs. Il y a de l’amour, du sexe, de la violence, du désir, de la bêtise, du gâchis, des fuites, des trouilles bleues, du hasard taquin, des magasins de parfumerie, du skate-board, une poire de vitesse, des mensonges, un voyage, du chic et une boutique pour dame. Du tragique, des drôleries, de la fatalité.

Je vous en reparle bientôt…

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L’été pour toi…

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Acrylique sur panneau, 30 cm x 40 cm, mars 2017

Bruine, ventres doux, couette
Sucre blanc, sucre brun, sucre roux
Jambon, chocolat, caramel
Frotti-frotta sur un radeau de chambrée
Bite et bouée
Grandes marées, les peaux humides, les corps salés
Prêts à chavirer tempêtent et râlent

Là où nous sommes, perdus dans l’instant, océaniques

Poème extrait de Croquis Havrais d’eau, de fer et de pierre (je vous en dis plus bientôt…)

Pépou Yaponaise…

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Acrylique sur panneau, 30 cm x 40 cm, avril 2017

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Trois états

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Détail

« Euh…
– Quoi ?
– C’était la première fois ?
– Tais-toi !
–Tu ne te sens plus seul ? »
Je m’assis sur le tatami et enfilai mes chaussettes humides, puis ma chemise. Cela m’exaspérait de parler avec Mitsu. Si j’avais pu, je serais parti tout seul respirer l’air frais sous la pluie.
« C’est la dernière fois que je couche avec elle ! Une fois ça suffit. »
Trente minutes plus tard, nous nous séparâmes à la gare de Shibuya. Elle essaya de m’égayer et de rompre le silence dans lequel je m’étais enfermé, et me suivit comme un petit chien jusque sur le quai pour attendre le train pour Yoyogi, où j’avais un changement. Mais je ne desserrai pas les lèvres. Je n’avais pourtant pas de raison particulière de haïr cette fille, une fois mon désir assouvi, mais je ne pouvais supporter de passer une seconde de plus avec cette midinette.

(…)

Alors que le train s’ébranlait lentement j’éprouvai une joie cruelle en me retournant vers la fenêtre. Mitsu, la bouche ouverte, incrédule, trottait le long du quai, une main à moitié levée en l’air. Elle courut le long du wagon jusqu’à ce qu’elle m’eût perdu de vue. Bientôt son visage encadré de deux tresses, son nez épaté se rapetissèrent et ses yeux de chien battu disparurent dans le lointain. La tête appuyée contre la fenêtre, en écoutant le bruit cadencé du train, la chanson que la danseuse fredonnait, me revint brusquement en mémoire.
La fille que j’ai abandonnée
Est-elle encore en vie ?
Que fait-elle ?
Je n’en sais rien, et pourtant…
 

Shûsaku Endô La fille que j’ai abandonnée  (1964)

(Traduit du japonais par Minh Nguyen-Mordvinoff)