Vedettes, pages de cahier à dessins (Frames) 002…

Pages de cahier…

Les vedettes de mon enfance telles que je les voyais dans les pages du Télémagazine de mes parents. Je m’appliquais déjà à les recopier pour les posséder un peu. La rousse m’en fichait plein les yeux. J’en aurais bien fait une femme infidèle à mon profit. Je nous voyais en songe jouant à cache-cache sous des édredons. Des rêveries sans conséquences, à l’âge où l’on ne souffre pas de durcir pour des prunes… « Il est sage Laurent, quand il dessine… » disait ma mère en passant la tête par-dessus mon épaule.

C’était le temps des gouaches en pastilles, du pinceau à deux balles et du papier qui gondole… Le plaisir presque pur de peinturlurer.

La chanson de Souchon : « j’ai dix ans… »

paysage, croquis havrais, dessin, grey, soluto

Brigitte (déjà un peu avancée), Sylvie et ma préférée la rouge Stéphane (qui a tenu dans ma vie la place des louchons dans celle de Descartes, ouais mon pote…)

paysage, croquis havrais, dessin, grey, soluto

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Pages de cahier à dessins (Frames) 001…

paysage, croquis havrais, dessin, grey, soluto

paysage, croquis havrais, dessin, grey, soluto

Quelques dessins, quelques pages, par distraction, pour voir, pour rire, pour balader sa bonne mine, pour frotter ses couleurs, pour se faire l’œil et la pince, pour avoir le plaisir d’écouter Charles Trenet ou, comme tout à l’heure, Archie Shepp (BO de Faut que ça danse)

Clément Rosset, l’autre étage du magasin…

J’ai découvert Clément Rosset en écoutant des émissions de France Culture… C’était sur « A voix nue » et « Les vendredis de la philosophie » je crois. Bien avant les podcasts. J’enregistrais les rencontres avec Audacity. J’ai vite été charmé par sa voix, son souffle, sa diction, la distance qu’il imposait à ses interviewers, la singularité de son propos. Sa pensée, illustrée d’exemples, m’a beaucoup intéressé. Après l’avoir écouté et réécouté je me suis risqué à lire ses livres, pas si faciles quoique en disent certains, en tout cas pour moi qui suis sans doute bien sot. J’ai ruminé Le réel et son double. C’est en cheminant par affinités, d’auteurs en auteurs, que je suis arrivé jusqu’à Schiffter, dont j’aime tant les livres. Aujourd’hui ce dernier a publié un billet sur son blog. Je vous y renvoie.
On parle beaucoup aujourd’hui de philosophes et de philosophie. L’actualité les accapare. Elle n’intéressait pas Clément Rosset.
Lui, il travaillait « à un autre étage du magasin »

*Ce court texte est une reprise d’un billet que j’ai posté ce matin sur Facebook.

C’était son regard d’inhumaine…

nu, acrylique, board, grey, painting, body, soluto

30 cm par 40 cm, acrylique sur panneau, 2018

C’était son regard d’inhumaine
La cicatrice à son cou nu
Sortit saoule d’une taverne
Au moment où je reconnus
La fausseté de l’amour même

Guillaume Apollinaire