Archives pour la catégorie soluto

Une femme nue, qui courait dans l’herbe, je l’attrape…

acrylique, panneau, painting, peinture, grey, soluto

Huile sur toile, 35 x 50 cm, mai 2018

Rôle

Dans l’antre
Entre tant et tant de nous
Le fil de soi
Se dénoue

Quand par l’autre assoiffé
Si doux si nu si ductile
La soie lactée filée
Déçoit

Que sa parure claire voie
D’habit labyrinthe
Bleu falot gris falaise
Cède

Notre foi est éreintée

Au refrain
L’armure dévissée
L’amour désossé
La poutre déportée
Nos feintes renforcées

Mai 2018

Vedettes, pages de cahier à dessins (Frames) 002…

Pages de cahier…

Les vedettes de mon enfance telles que je les voyais dans les pages du Télémagazine de mes parents. Je m’appliquais déjà à les recopier pour les posséder un peu. La rousse m’en fichait plein les yeux. J’en aurais bien fait une femme infidèle à mon profit. Je nous voyais en songe jouant à cache-cache sous des édredons. Des rêveries sans conséquences, à l’âge où l’on ne souffre pas de durcir pour des prunes… « Il est sage Laurent, quand il dessine… » disait ma mère en passant la tête par-dessus mon épaule.

C’était le temps des gouaches en pastilles, du pinceau à deux balles et du papier qui gondole… Le plaisir presque pur de peinturlurer.

La chanson de Souchon : « j’ai dix ans… »

paysage, croquis havrais, dessin, grey, soluto

Brigitte (déjà un peu avancée), Sylvie et ma préférée la rouge Stéphane (qui a tenu dans ma vie la place des louchons dans celle de Descartes, ouais mon pote…)

paysage, croquis havrais, dessin, grey, soluto

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Pages de cahier à dessins (Frames) 001…

paysage, croquis havrais, dessin, grey, soluto

paysage, croquis havrais, dessin, grey, soluto

Quelques dessins, quelques pages, par distraction, pour voir, pour rire, pour balader sa bonne mine, pour frotter ses couleurs, pour se faire l’œil et la pince, pour avoir le plaisir d’écouter Charles Trenet ou, comme tout à l’heure, Archie Shepp (BO de Faut que ça danse)

C’était son regard d’inhumaine…

nu, acrylique, board, grey, painting, body, soluto

30 cm par 40 cm, acrylique sur panneau, 2018

C’était son regard d’inhumaine
La cicatrice à son cou nu
Sortit saoule d’une taverne
Au moment où je reconnus
La fausseté de l’amour même

Guillaume Apollinaire