Tout est dit, ou presque.
On marche seul le long des rues, on prend une dose de whisky pour préparer son sermon, on a aussi le droit de se taire et de fumer tandis qu’un chien loup vous jette un regard un peu fou. De l’Amérique de cinéma. Des images efficaces.
J’ai revu une interview du gars sur la chaine d’Ardisson. S’ensuivent ces quelques dessins.
Ps : Je me souviens d’avoir croisé trois ou quatre fois, fin des années 70, un Lionel qui logeait avec ses deux frangines chez son oncle dans le quartier du Puchot à Elbeuf. Il faisait jaser. C’était un rocker de banlieue, comme il en existait pas mal à l’époque, surnommé Yoyo. Grand, gras et même un peu bouffi, il trimbalait la bibeloterie complète : des santiags affaissées, de larges bagues, un perfecto râpé, des Ray-Ban Aviator, une banane ondulante et des rouflaquettes à mi joues. Sur le parking, en bas de l’immeuble, flamboyait sa DS 21 laquée rouge repeinte au rouleau. C’était une authentique terreur qui réglait des litiges de voisinages et arbitrait des partages de cambriole. Qu’on disait. Il revenait régulièrement dans les conversations et les faits-divers.
Quand j’ai fait cette série de portraits Yoyo a ressurgi dans ma mémoire. Je me demande ce qu’il est devenu. Si quelqu’un a des nouvelles…
Je ne l’imagine pas vivant à crédit et en stéréo.