Archives pour la catégorie De Chine…

Portrait de Raimund Hoghe. Dansons !

Raimund Hoghe (1949-2021) était un danseur, un chorégraphe de danse contemporaine et un metteur en scène allemand.
Il est né avec une malformation de la colonne vertébrale.
A propos de sa bosse il a dit : « Je ne peux pas passer outre, elle fait partie de moi et devient un instrument de mon travail spectaculaire. Les spectateurs voient ce qu’ils ne veulent généralement pas voir et s’interrogent sur le droit que j’ai de me montrer ainsi, de m’exprimer et, au-delà, sur le droit que j’ai ou non de vivre. Je ne comprends pas pourquoi la différence est souvent assimilée à la laideur. En Allemagne, je n’oublie jamais que des gens comme moi ont fini en camp. Ma bosse indique la place qu’a l’homme par rapport à sa propre fin dans un éblouissement. »
Ce portrait à l’encre de Chine m’a été inspiré par « An Evening With Judy »
crayon, dessins, dessin, acrylique, peinture, pastel, numerique, croquis, sketch, soluto, lavis, auteur, roman

Dessin à l’encre de Chine, 21 cm x 29,7 cm, août 2022

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Détail

Portrait d’écrivain : Alphonse Boudard…

Alphonse Boudard, encre de chine, dessin, soluto, lavis, auteur, roman
Lavis d’encre de chine et fusain, 21 cm x 29,7 cm, août 2021

Alphonse Boudard (1925-2000) est un auteur rigolo et logorrhéique.
Toute son œuvre sent le vécu, le crachat sanglant, la guerre absurde, l’abominable vie en collectivité, l’hospice, le sana, le foutre, le cachot et la démerde.
Son regard croque, sa plume gratte, pourtant rien ne frotte. Tout est fluide, troussé, captivant. Des tordus, des branques, des fourgues, des brutaux, des cavettes et des escrocs défilent sans jamais lasser. Tous ont un air de vérité incontestable qui dépasse le pittoresque et la caricature.
Parfois la nostalgie s’en mêle. Alors il devient poignant, pudique, redoutable de sobriété. On pense aux belles pages de Mourir d’enfance, quand il évoque sa mère, ou à Mariette, nouvelle qu’on peut lire dans Les enfants de cœur.
On ne trouvera pas dans ses pages de héros ni de salauds essentiels, pas d’autoflagellation ni d’excuses, mais des circonstances, une verve et le fameux désespoir poli qui fait rire.
Ses livres autobiographiques sont les plus beaux.