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Rien qu’une femme…

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Acrylique sur panneau, 30 cm x 40 cm, Mars 2017

 

     Non, jamais plus, au contraire, elle n’offrirait à ma caresse ce grand corps blanc, d’une élasticité lascive et pleine de fermeté, de mollesse, de douceur, de suave et compacte étendue, ce corps où j’avais tout appris à aimer, où j’avais tout enfoui de moi, comme si j’y fusse, avec mon sang, ma chair, mon imagination, véritablement devenu femme, en éprouvant cependant les délices pour lesquelles j’étais fait… Hélas ! Pareilles délices, je ne les recevais plus de ma maîtresse. Un autre les goûtait à ma place. Il les provoquait pour son usage et je ne pouvais qu’assister, dans la honte, la colère et l’humiliation à cette affreuse et grossière victoire des appétits d’un autre sur les miens.

     Je ne m’en consolais point.

Rien qu’une femme    Francis Carco 1924

Cosette big close up…

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Détails du panneau précédemment posté.

Vous, je ne sais pas, mais moi j’aime m’enfoncer dans les couches, les glacis, les accidents, les frottis. Dès que je tombe sur une image bien définie je passe de longs moments à la contempler. Je scrute Vermeer, Velázquez, Rembrandt mieux que je ne pourrais le faire dans un musée. Je vois leurs œuvres, délicatement éclairées, mieux qu’eux-mêmes n’ont pu les admirer.

J’entrevois l’intelligence qu’il leur a fallu pour que vibrent des pigments prisonniers de pâtes, de gels, de vernis, pour que des couches chantent, pour qu’ils aillent où d’autres n’étaient pas allés, pour que leur pratique, leur puissance se substituent à leurs pensées.

J’aime me rappeler que la peinture -celle que j’aime- n’est pas un moyen mais un médium, que son fond et sa forme sont indissociables -comme la couleur et son véhicule-, et que chaque touche porte en elle une part de liberté incompressible qui se rit de toutes nos spéculations oiseuses, de nos livres bavards et des imbéciles qui pensent que tout se vaut.