Archives pour la catégorie Scènes de la vie moderne…

Scène de la vie moderne n°21

Allez, on rentre. Tu sais ce qui me ferait plaisir ma jolie Marthe ? Un coup de cidre et des rillettes sur du pain bis… Je te ferai ta tartine, on regardera les photos des enfants, je te raconterai les nouvelles du quartier… Et après on fera ta toilette… Avec la grosse éponge qui mousse… Je te frotterai le dos doucement en te chantant le petit bal perdu. Faudra pas crier hein… Tu choisiras une belle robe, on enfilera les chaussettes qui serrent pas et  je te mettrai ton galet dans ta poche… Comme ça tu pourras le serrer très fort pendant toute la route du retour… Et cette fois l’infirmière ne te le prendra plus. Elle a bien compris va ! On n’arrache pas des mains les cailloux blancs des vieilles femmes qui se perdent… De toute façon, te fais pas de bile… Je t’appellerai tous les deux jours et je reviendrai te chercher samedi prochain… T’en fais pas, ils sont pas près de nous avoir…

Scène de la vie moderne n°19

Encore un mot dear working girl, ce n’est pas le temps qui doit nous commander ! Quand il nous échappe il faut le rappeler à l’ordre ! S’il ne se donne plus, il faut le prendre ! La preuve, vous prenez bien le temps de ne rien faire (je n’imaginais pas que ce genre d’inactivité soit dans vos cordes …) Trouvons-en pour nous, que je me penche un peu sur vous…

Scène de la vie moderne n°18

(suite du n°17)

   —  Alors? Les deux là-bas?…
   — Je les sens petits joueurs, branques et mauvais chasseurs… Le genre de ceux qui jouent la sérénade sur trois cordes grinçantes et qui n’ont rien en magasin...
   —  Et qui n’assurent pas le recul du coup de fusil…
   — Oh ça, t’inquiète! je saurais le gérer pour eux! On peut quand même aller manger deux crêpes à côté d’eux, si tu veux… Je sens que ça te ferait plaisir…
   —  Surtout si elles sont au Nutella…

Scène de la vie moderne n°14

Les mois passent et je me rends compte que nous nous apercevons de plus en plus fréquemment en ville, au hasard de nos pérégrinations. Non que nos chemins se croisent plus, mais dans la foule, notre inconscient aidant, nous nous repérons plus vite. Nos échanges sont toujours très brefs, j’y veille. Elles me tutoient, j’évite ça à tout prix… On fait une photo ou deux, je dis des bêtises pour les faire rigoler… Elles vont être bientôt mûres, je vais pouvoir faire venir l’équipe de Paris.